Voyage au Bangladesh – Extrait d’un carnet de voyage

Qu’est-ce que vous allez faire au Bangladesh ? Plus d’une personne me posait la question quand je leur faisais part de mon prochain voyage.

Sunset at the Sundarbans, a UNESCO World Heritage Site and a wildlife sanctuary. The largest littoral mangrove forest in the world. Katka, Bagerhat, Bangladesh.

Que peut-on voir au Bangladesh ? Y a-t-il des choses à visiter ? Ce petit pays enclavé dans l’immense Inde est connu par ses 160 millions d’habitant qui vivent sur à peine 150000 km² (un quatrième de la France et à peine plus grand que la Suisse). La densité est la plus importante dans le monde avec près de mille personnes par kilomètre carré, la capitale Dhaka est habitée par 17 millions de personnes. Lorsqu’il fait la une des journaux télévisés, ce ne sont jamais des images qui font rêver et qui donnent envie de partir pour le découvrir.

Et pourtant quelle surprise, on y découvre un pays paisible, riche de nature, belle de l’âme et l’attachement de ses habitants fait la force de son charme.

On entend parler du Tigre Royal du Bengal, mais pour le voir il faut y passer quelques temps, et pour le filmer quelques mois en cabanes camouflées dans la jungle marécageuse et inhospitalière. De plus, comme le Sundarban, son pays de dilection, est partagé à peu près à part égale avec l’Inde, l’identité touristique du Bangladesh reste relativement flou, même pour les grands voyageurs de long cours.

An aerial view of Hatirjheel-Begunbari project site in Dhaka. The long-awaited project opens on the 2nd January 2013. Dhaka, Bangladesh

Que voir ?

L’itinéraire du nord ouest nous permet de voir Dhaka, Bogra, Rajshahi, Khulna puis le Sundarbans depuis Mongla, c’est ici qu’on voit le plus de vestiges archéologiques. La vie quotidienne colorée on le voit partout. La fugue à Srimangal permet de voir les plantations de thé avec une matinée de randonnée dans la jungle tropicale si vous l’aimez (idéalement entre octobre et mars). Une fugue dans le sud est permet d’aller voir la montagne et faire quelques marches si l’on veut chez les ethnies minoritaires avec leur mode de vie antique et les marchés hauts en couleur. Ceux qui veulent observer les oiseaux vont dans les régions marécageuses de Sunamganj et de Tanguar Haor.

 Rhapsodie bleue

Le balnéaire, malgré la fierté de posséder la plage la plus longue du monde à Cox’s Bazar et quelques plages privées sauvages accessibles seulement par bateau dans le Sunderbans, n’est pas un point fort du Bangladesh, la coutume locale et la logistique ne s’y apprêtent pas. Pour une brève escapade, on peut prévoir d’aller sur l’île Saint Martin à l’extrême sud du pays, sinon il faudrait mieux aller dans l’Orissa en Inde (Calculta est à 3 heures de route de Khulna puis transfert à Bhubaneshwar en train de nuit).

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The Sundarbans, a UNESCO World Heritage Site and a wildlife sanctuary. The largest littoral mangrove forest in the world. Katka, Bagerhat, Bangladesh.

Les Bangladais sont un peuple à part, je n’ai jamais vu de peuple aussi amical, attachant, souriant et émouvant ! C’est le Viêt-nam il y a vingt ans et la Thaïlande il y a quarante ans. Les touristes ne sont pas encore venus par car entier. Les hôtels, hormis la capitale, sont dans un état déplorable. Mais quelle émotion de se laisser vivre dans ce monde de villageois, de commerçants, d’étudiants, de paysans, de vieilles personnes, de jeunes gens, des enfants et des dames, des messieurs et des demoiselles… Les gens avec leur philosophie de vie forment un chapitre entier à découvrir. Il faut rester discret de longs moments pour se faire oublier par la population afin de pouvoir les observer, comprendre leur façon de fonctionner, de voir le monde ou plutôt de voir leur monde. Des scènes de travail dans les conditions de travail extrêmement dur existent, mais dans la majorité des villages où nous traversons, je vois les gens heureux, contents avec le peu qu’ils ont. C’est un plaisir de les voir dans les champs luxuriants et nourrissants qui est le fruit d’un travail acharné sur une terre fertile mais avec une nature plus que capricieuse pour les inondations et les tempêtes de toutes sortes, parfois meurtrières, pendant la mousson. C’est ainsi va le monde, je suis sure que beaucoup de gens de chez nous, vivant dans des conditions extrêmement suffisantes matériellement, peuvent être des fois plus malheureux que ces soi-disant pauvres gens.

La cerise sur le gâteau : On y mange très bien. Les bangladais sont très photogéniques et aiment se faire photographier ! Ils m’ont rappelé une très belle leçon de vie : dans les conditions difficiles on peut rendre meilleure sa vie par son courage et par son labeur.

Extrait d’un récit écrit lors d’un voyage en Bangladesh, en mai 2013.

Pour les Nostaliens, plus de détails…..

Pour programmer votre prochain voyage au Bangladesh: Voir le détail du programme « Prélude au Bangladesh »

 

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